Vendredi 28 juillet 2006
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Jérôme est représentant en produits pharmaceutiques. C'est du moins ce qu'il dit, et les échantillons sont là. Et qu'il voyage beaucoup, c'est une certitude, car je le vérifie au compteur. Jamais moins de mille kilomètres par semaine, souvent 2000, une fois plus de 5000.
Je ne me suis jamais fait beaucoup d'illusions sur sa fidélité. Je suis le torchon pendu dans la cuisine, et un objet sexuel quand il lui en prend fantaisie, ce qui, Dieu merci, est de plus en plus rare. Faire l'amour, ce n'est déjà pas drôle; mais quand les morsures et les coups se mettent de la partie Non, on ne me fera pas croire qu'il y ait une femme au monde pour apprécier ça. Tout au plus des masos. Ou alors de très amoureuses Mais comment être amoureuse d'un salaud qui s'excite comme ça?
Il a pourtant été tendre et patient. Mais c'est si loin que je me demande si je ne l'ai pas rêvé. Est-ce que je l'ai déçu? Est-ce que cette déception l'a poussé à la cruauté? Il le prétend, lui, quand il est calme, que si j'avais eu du répondant, il n'aurait pas eu besoin de pimenter la vie de cette façon-là. Tu parles! C'était dans sa nature, voilà tout, et il l'avait cachée. Peut-être à lui-même. Je refuse de culpabiliser pour ce que je suis seule à subir.
Seule? C'est la question. Les autres, il n'en parle pas, et jusqu'à une époque récente, je pouvais me dire que mon imagination travaillait trop.
Jusqu'à cette petite culotte, coincée sous le siège arrière. Oh, bien banale, pas un string à dentelles! Mais vraiment vraiment petite. Je ne suis pas une dondon, mais je ne pourrais jamais entrer dedans.
Et puis, oublie-t-on sa culotte dans une voiture? La glisse-t-on sous le siège arrière? Elle est sale, pas très sale, mais pas prise au fil : portée, ça se voit, ça se sent.
Un viol? Une mineure? Je ne sais rien, sinon de quoi mon mari est capable. Et de quoi il serait capable si je lui demandais des explications.
La voiture est acquise depuis peu, et de seconde main. Tout est possible. Je ne sais pas. Mais j'ai peur, et pas seulement pour moi.
Je ne me suis jamais fait beaucoup d'illusions sur sa fidélité. Je suis le torchon pendu dans la cuisine, et un objet sexuel quand il lui en prend fantaisie, ce qui, Dieu merci, est de plus en plus rare. Faire l'amour, ce n'est déjà pas drôle; mais quand les morsures et les coups se mettent de la partie Non, on ne me fera pas croire qu'il y ait une femme au monde pour apprécier ça. Tout au plus des masos. Ou alors de très amoureuses Mais comment être amoureuse d'un salaud qui s'excite comme ça?
Il a pourtant été tendre et patient. Mais c'est si loin que je me demande si je ne l'ai pas rêvé. Est-ce que je l'ai déçu? Est-ce que cette déception l'a poussé à la cruauté? Il le prétend, lui, quand il est calme, que si j'avais eu du répondant, il n'aurait pas eu besoin de pimenter la vie de cette façon-là. Tu parles! C'était dans sa nature, voilà tout, et il l'avait cachée. Peut-être à lui-même. Je refuse de culpabiliser pour ce que je suis seule à subir.
Seule? C'est la question. Les autres, il n'en parle pas, et jusqu'à une époque récente, je pouvais me dire que mon imagination travaillait trop.
Jusqu'à cette petite culotte, coincée sous le siège arrière. Oh, bien banale, pas un string à dentelles! Mais vraiment vraiment petite. Je ne suis pas une dondon, mais je ne pourrais jamais entrer dedans.
Et puis, oublie-t-on sa culotte dans une voiture? La glisse-t-on sous le siège arrière? Elle est sale, pas très sale, mais pas prise au fil : portée, ça se voit, ça se sent.
Un viol? Une mineure? Je ne sais rien, sinon de quoi mon mari est capable. Et de quoi il serait capable si je lui demandais des explications.
La voiture est acquise depuis peu, et de seconde main. Tout est possible. Je ne sais pas. Mais j'ai peur, et pas seulement pour moi.
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